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La thématique 2018 2018-03-20T18:14:07+00:00

Le sommeil, un partenaire de bonne santé

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Le sommeil est nécessaire et indispensable à une bonne récupération des capacités physiques et psychiques ; associé à une bonne qualité de vie et à une bonne santé, il joue également un rôle majeur dans le développement cognitif des jeunes et dans les facultés d’acquisition et de mémorisation des connaissances.
Cette année, l’enquête INSV/MGEN s’est attachée à mieux connaître le sommeil des jeunes, dans la tranche d’âge 15-24 ans. Ainsi, lycéens, apprentis, étudiants ou jeunes travailleurs, ayant l’obligation de se lever tôt le matin pour leurs études ou le travail, doivent composer avec le retard de phase naturel de leur organisme et les tendances sociales et sociétales actuelles, notamment de compétition et d’hyperconnexion.  Ce contexte crée un environnement délétère pour leur sommeil, tant en qualité qu’en quantité. C’est donc dans un esprit de prévention de santé publique des jeunes générations, et plus largement, de la société, qu’a été conduite cette enquête.

La thématique 2018 : « Le sommeil des jeunes ; 15-24 ans »

Les résultats de l’enquête INSV/MGEN 2018 livrés par nos experts.

Regardons de plus près le sommeil des jeunes !

L’enquête INSV/MGEN 2018 montre que le temps de sommeil réel des jeunes en semaine est trop court par rapport à leurs besoins.
« Deux jeunes sur trois dorment moins de 8 heures en semaine » constate le Dr Joëlle Adrien (durée moyenne 7h17 en semaine).
Si un tiers dort 8 heures et plus, on note que les autres ne sont pas aussi favorisés : 47 % dorment de 6 à 8 heures et, plus grave, 20 % ne s’assoupissent que 6 heures ou moins. Soit un jeune sur 5 qui dort 6 heures ou moins en semaine.
La dette de sommeil des jeunes est largement attestée et le besoin de récupération de l’organisme en manque de sommeil est d’autant plus important que cette dette s’accumule dans le temps.

La dette de sommeil, le danger veille !
Ce que révèle l’enquête INSV/MGEN 2018 :

La dette de sommeil des jeunes représente 1h10 par nuit en moyenne, avec pour conséquences fatigue et somnolence.
Les conséquences d’une dette de sommeil sont multiples.
82 % des jeunes interrogés citent la fatigue, laquelle les conduit à la somnolence (35 %) et au manque d’attention (52 %).

Le décryptage simplifié :

Comme une automobile ou un vélo a besoin d’être bien entretenu pour être en bon état de fonctionnement, notre organisme a besoin d’être entretenu. Un sommeil de bonne qualité et en quantité suffisante permet à notre organisme de restaurer ses fonctions et de récupérer.
Accumuler un manque de sommeil revient donc à endetter la capacité de restauration et récupération de son propre organisme ; d’où le terme de « dette de sommeil ».
Les conséquences à court terme se font sentir sur les capacités d’attention et de concentration, la somnolence qui est source d’accidents du travail et sur la route, l’irritabilité, la performance physique et intellectuelle.
A long terme, la dette de sommeil entraîne une baisse des résultats académiques, associée à un déficit de matière grise dans le cerveau, et s’accompagne d’une surconsommation d’excitants, d’alcool, voire de cannabis ou d’autres substances. Elle favorise les troubles anxieux, dépressifs et du comportement (violence, hyperactivité,…) ainsi que le surpoids.

Domptez votre relation aux écrans !
Ce que révèle l’enquête INSV/MGEN 2018 :

Les jeunes passent souvent plus d’une heure sur écrans dans leur lit avant d’éteindre la lumière pour dormir ; une fois couchés, plus de 8 jeunes sur 10 passent en moyenne 1h08, essentiellement sur écrans, avant d’éteindre la lumière et 1h38 le week-end (43% des jeunes y passent plus d’1 à 3h la semaine et 57% le WE).

Le décryptage simplifié :

La lumière bleue qui émane des écrans (ordi, tablette, smartphone) donne à votre cerveau l’indication de l’éveil (par le déclenchement d’une hormone qui agit comme un message d’alerte « vigilance-éveil »). Cela signifie que, même si vous ne le ressentez pas et n’en avez pas conscience, votre cerveau et, par ricochet, tout votre organisme, reçoit ce message d’alerte « vigilance éveil », ce qui repousse l’endormissement.
C’est pourquoi se détacher de cette lumière bleue en éteignant ces écrans environ 1h à 1h30 avant le moment du coucher, permet à l’organisme de percevoir le « mode repos », ce qui favorise l’endormissement.
Il en va de même pour toutes les alertes sonores ou par vibrations de ces appareils, qui provoquent des micro-éveils (dont on ne se rend pas toujours compte, mais qui sont réels) perturbant le sommeil (en qualité et en durée).

De l’activité physique, mais pas suffisamment, notamment en plein air !
Ce que révèle l’enquête INSV/MGEN 2018 :

36% (plus d’1 sur 3) ne pratique aucune activité physique régulière
Ceux qui ont une activité physique ont un meilleur sommeil.
Mais parmi les jeunes qui étudient ou ont un emploi, 43% font moins d’1h par semaine d’activité physique en plein air.

Le décryptage simplifié :

L’activité physique facilite l’endormissement et améliore la qualité du sommeil.
Si elle est pratiquée en plein air, c’est-à-dire à la lumière du jour, elle renforce encore plus les bénéfices sur l’éveil et sur le sommeil. Surtout si elle est pratiquée pendant 30 minutes plusieurs jours par semaine.