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Le sommeil compte parmi les dimensions essentielles de la santé et du bien-être. Pourtant, nombreux sont ceux pour qui bien dormir reste un point difficile qui retentit sur leur vie de tous les jours.

Notre mode de vie est en transformation rapide depuis une trentaine d’années : organisation sociale, organisation professionnelle, système socio-économique… Toutes les études soulignent la dette de sommeil des Français. Une véritable épidémie qui aggrave la plupart des maladies chroniques.

Réalisée à l’occasion de la 19e Journée du Sommeil®, l’enquête INSV/MGEN 2019 a été conçue pour évaluer l’impact de modes de vie sur le sommeil Français et prendre appui sur les points d’inquiétude pour dispenser des conseils individuels et collectifs en faveur d’un bon sommeil.

Ce que révèle l’enquête INSV/MGEN 2019 :

L’enquête INSV/MGEN 2019 met en évidence que les modes de vie perturbent le sommeil, via le mauvais réglage de notre horloge biologique. Dans ce contexte, la Journée du Sommeil® est l’occasion de diffuser largement les messages des spécialistes en faveur d’un sommeil de qualité.

Bien que stressés les Français sont globalement satisfaits de leur sommeil

Plus des deux tiers des Français, le plus souvent les jeunes de 18 à 34 ans et les hommes, se disent satisfaites de leur sommeil. En même temps, près de la moitié peinent à s’endormir ou à se rendormir et déclarent souffrir d’un trouble du sommeil. Près d’un quart somnolent pendant la journée.

Et la moitié des Français déclarent ressentir du stress avec un retentissement sur leur sommeil, notamment chez ceux qui dorment le moins pendant la semaine (6h ou moins par nuit). Les plus touchées sont les femmes chez lesquelles le stress ressenti est accru.

Le message des spécialistes

L’enquête fait ressortir une dissonance entre un ressenti positif et un grand nombre de difficultés !

Gare à la rupture du rythme veille-sommeil

L’insuffisance de sommeil en semaine est dénoncée par toutes les études et dans tous les pays depuis plusieurs années. Les Français en sont conscients et ils tentent de « récupérer » au cours du week-end en se levant plus tard, avec un différentiel de temps de sommeil entre la semaine et le WE qui va jusqu’à 2h30 chez les plus jeunes (1h32 pour les 35-54 ans ; 12 min pour les 65-75 ans).

Ce retard des horaires, ou « jet lag social », est un des facteurs principaux de l’épidémie de dette de sommeil soulignée par toutes les études.

Le message des spécialistes

Se coucher et se lever à heures régulières est le gage d’un sommeil efficace. Ainsi, la grasse matinée trop longue le week-end n’est pas une bonne stratégie pour récupérer. 

Un manque d’activité physique et d’exposition à la lumière naturelle

La journée, la durée de l’activité physique apparaît très insuffisante, moins d’1 heure par semaine pour 34% des Français. Cette sédentarité affecte la vigilance diurne, car on trouve 3 fois plus de personnes très somnolentes parmi les « non-marcheurs » que parmi ceux qui marchent (14% vs 5%).

Ceux qui pratiquent plus de 3h par semaine sont parmi les plus satisfaits de leur sommeil (74%). De même, les Français qui sortent en plein air plus d’1 heure par jour de semaine et de WE sont beaucoup plus nombreux à se déclarer satisfaits de leur sommeil.

Le message des spécialistes

Un sommeil de qualité nécessite une exposition quotidienne à la lumière du jour pendant plus d’une heure, et une activité physique régulière à raison de 30 minutes au minimum par jour

Un rythme veille – sommeil malmené par les écrans

9 Français sur 10 vont sur internet tous les soirs ou presque pour lire leur courriel, chercher des informations ou pour aller sur leurs réseaux sociaux, y compris au lit avant de dormir. Les connexions, réseaux sociaux, sms ou autres mails, y compris jusque dans le lit avant de dormir, génèrent une excitation cognitive tout à fait préjudiciable au sommeil. Les messages souvent anxiogènes et l’essor des séries télévisées aggravent la situation.

Le message des spécialistes

L’enquête montre une corrélation entre une forte dose de médias électroniques et l’insatisfaction de sa vie. Respecter un « couvre-feu digital », 1h au moins avant de se coucher, s’impose pour mieux dormir.